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[Contre l'oublie : 2 Décembre 2008 - 2 Décembre 2012]

Publié le par Aures Ameqrane

Plusieurs millions de berbères à travers le monde célèbrent chaque année l’arrivée du nouvel an amazigh, cependant combien d’entre eux savent qui est derrière ce calendrier ?

Ammar Neggadi nous a quitté il y a 4 ans dans l’indifférence générale, et c’est pourquoi je pense que c’est un devoir de lui rendre hommage.

« Né en 1943 à Thamerwant dans les Aurès, ce militant intègre était le pionnier du militantisme berbère dans les Aurès , sa prise de conscience était très précoce , dès les années 60 alors que l’Algérie et surtout l’Aurès se relevaient à peine des stigmates encore douloureuses d’une guerre atroce , le jeune Ammar conscient du danger qui guette la culture amazigh dans les Aurès avec l’installation d’un régime totalitaire d’obédience Baathiste liberticide à Alger , il va presque seul , prendre son bâton de pèlerin et entreprendre un travail titanesque de recherche et de documentation sur le patrimoine culturelle Chaoui , il fut l’un des rares membres Chaouis de l’Académie berbère créée en France 1965. Il est peut-être le premier militant de la cause amazigh originaire des Aurès. Il a été très actif au sein d’Agraw Imazighène (Académie berbère) durant les années 70 avant de fonder l’Union du peuple amazigh. On lui doit, notamment le premier et non moins célèbre calendrier amazigh datant de 1980 (2930). Homme de conviction, Ammar était connu pour sa droiture et son intransigeance, avec son intelligence, son articulation, son éloquence et sa décence.

Ammar Chaoui (comme le pseudonyme qu’il a adopté dans ces écrits) fut le doyen du MCA dans l’Aurès, le précurseur de la renaissance amazigh dans le pays chaoui dont il était viscéralement attaché malgré son long exile en France.

Intellectuel engagé et travailleur acharné Ammar Neggadi a effectué un travail considérable pour briser la chape de plombs sous laquelle agonisait l’histoire et la culture berbère en Algérie, on lui doit notamment la création du calendrier amazigh et une bibliographie sur les Aurès, un travail de fourmi qui constitue une véritable mine d’or pour les générations futures. »

Le 2 décembre 2008 M. Neggadi a succombé à sa maladie dans un hôpital parisien. Mais il est toujours parmi nous, son combat continu tant qu’il y a des Berbères qui fêtent fièrement ce début d’année, tant qu’on souhaite à quelqu’un une bonne année Amazigh

Qim dhi lehna Mas Neggadi.

[Contre l'oublie : 2 Décembre 2008 - 2 Décembre 2012]
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